Une fin de semaine dans une forêt qui sent bon

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Je connais un atelier d’ouvriers de camp de vacances qui sent bon l’essence à moteur, la terre mouillée et la poussière de bois. Avec des portes immenses qui laissent entrer d’un coup une grande bouffée de lumière froide. Et un million de petites affaires accumulées depuis des années dans chaque petit tiroir, dans toutes les craques de l’établi et sur tous les clous plantés dans le bois des murs. Un million de petites choses qui, dirait-on, font en sorte que tout se tient encore, malgré les planches qui penchent, malgré l’humidité de la forêt et des années d’hivers lourds de neige. Un repère plein du bruit des machines, de la radio mauricienne et du cri des corneilles.

C’est un atelier que j’aime depuis longtemps. J’aurais aimé que ce soit celui de mon grand-père. Il m’aurait raconté l’histoire du piège à ours qui pend du plafond et m’aurait peut-être montré à me servir de ses outils. Bref, cette fois-ci, j’avais mon téléphone. Les photos transmettent mal la richesse de l’espace, mais donnent un aperçu de ce désordre parfait qui donne une âme aux ateliers.

– Ariane M.L.

 

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